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Société

Humain : à l’abandon.

Édito — il y a 11 mois

Temps de lecture: 2 minutes

Pas un jour, sans entendre parler de sens, d’humain... mais plus un jour sans entendre parler de machines, de robots, de l’IA, de concept d’humain augmenté.

1

L’imagination en mode tech. 

Inventer, créer, disrupter (avec de la chance et du talent) des pratiques, des habitudes, des attitudes pour espérer provoquer un changement, une amélioration... c’est chouette. Cela donne le sentiment de ne pas être un pion mais un cerveau qui pense, qui crée pour faire la différence. Alors, l’émulation technologique est une bénédiction car les uns et les autres sont en ébullition, en quête d’une heureuse rupture pour venir en appui d’une industrie, la bousculer, en changer les règles pour accélérer, réinventer un modèle économique et influencer tout un écosystème naissant ou sénescent avec un réveil possible. 

2

Le courage en mode tech. 

En revanche, ce qui interroge c’est l’invasion de la technologie dans les métiers humains. 

Comme si les cerveaux et les intelligences étaient grillés, incapables de penser contre eux-mêmes pour raisonner avec pertinence, rationalité et lucidité pour développer d’autres pratiques, des meilleures, des nouvelles. 

L’écosystème fonctionne comme si les humains ne pouvaient pas faire leur aggiornamento. Donc, on célèbre l’humain à grand renforts de data, de clicks, de plateformes pour se raconter sans se parler. Comme si la barrière virtuelle allait désinhiber la parole voire la libérer pour qu’enfin nous puissions appuyer sur les bons boutons pour réparer l’humain qui boite ; l’humain défaillant dans les entreprises qui ne sait plus écouter, entendre, comprendre, sentir et apporter des solutions pour adoucir les mœurs du travail et apporter de la joie sinon de la paix pour refaire communauté ensemble, au moins dans les entreprises. 

3

L’humain en mode tech. 

Mais, il y a tout de même une bizarrerie ; nous célébrons sans bruit mais tout de même, le sacre des machines en guise de sacre de l’humain. Au lieu de nous parler, nous codons, au lieu de débattre, nous répondons à des questionnaires en ligne, au lieu de changer en profondeur, nous laissons les machines peu à peu modifier des zones de notre cerveau et donc in fine nous changeons de manière cognitive malgré nous, presque sans effort. 

Mais pouvons-nous être fiers de cela ? N’avons-nous pas suffisamment de courage et d’humilité pour nous regarder avec lucidité et changer enfin, parce qu’il le faut ? Avons-nous besoin à ce point besoin d’une béquille technologique pour penser l’homme, l’humain, à une ère qui célèbre précisément l’humain et le sens ? 

Quel est donc ce message que nous nous adressons à nous-mêmes ?  Quel est le sens de cette délégation de transformation humaine aux machines ? Avons-nous déjà cédé ? Les machines ont-elles déjà gagné ? Avons-nous déjà été vaincus par les machines ou pouvons-nous encore faire un effort pour donner le meilleur de nous-mêmes ? Avons-nous le désir d’être influencés par la culture des robots et d'ailleurs, quelle est la culture des robots ? 

Il s’agit à l’évidence de repenser l’esthétique de la transformation à l’aune de l’éthique de la transformation et je dirais même plus, de l’éthique du courage. 

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Savoir, penser, rêver. Tout est là.

Victor Hugo