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Gouvernance - Humain - Management

Gouvernance

L'écume de l'humain

Publications — il y a 1 année

Temps de lecture: 2 minutes

C'est avec un appétit ardent que nous devons repenser l'équation de la balance humaine, celle qui fait swinguer la performance et le bonheur ensemble.

Par-delà le machiavélisme de la performance, reste curieusement l'écume de l'humain.

L’humain est inévitablement le chainon manquant des sempiternelles réorganisations qui s’enfilent comme des perles, au désespoir des hommes et des femmes qui ne sont plus regardés comme des êtres humains, mais comme un gouffre financier à rationaliser. 

Les matrices sont confrontées et le modèle le plus offrant en matière de rentabilité a la plus grande chance de l’emporter. Et, dans ce cadre, la balance de l'humain est négative, à tel point que des entreprises appellent des "cost killers" à leur chevet.

Tueur de coûts : faut-il retenir tueur ou coûts ? 

Quoi d’étonnant si le tueur en question n’a pas de frontières ? Délimiter une zone de combat sur le papier est une stratégie de papier ; l’intelligence peut être brillante, mais défaillante dans la confrontation au réel car l’humain a parfois des réactions imprévisibles, non modélisables par ce tueur de coûts qui fourbit ses armes avec la froideur métallique d’une guerre virtuelle.   

Quoi d’étonnant si cette guerre sans âme se cache derrière les objectifs assignés ? Le contrat de départ est toujours vicié ; le tueur de coûts accepte sa mission dont il sait par avance que la moralité et la sensibilité seront absentes ; sa rôle est clair : atteindre les objectifs, ne pas faillir, ne pas défaillir sous le poids des émotions suscitées par les cibles humaines. Une réorganisation a toujours des cibles : des heureuses, des épargnées et des malheureuses. Le drame est alors du côté de la faiblesse ; faiblesse de ne pas réussir à se projeter en dehors d’un écosystème qui promet de devenir toxique ; faiblesse de ne pas savoir imaginer un plan de repli ; faiblesse de ne pas être en mesure d’éviter les coups. Et, le tueur de coûts est fort de cette impuissance-là, tant qu’elle ne devient pas une tragédie humaine dont le suicide est une incarnation ultime. 

Tuer l’humain donc pour gagner plus : plus d’argent, plus de dividendes, plus de solidité. 

Une stratégie économique, financière et "industrielle" qui raconte quelque chose de l’entreprise : une histoire pauvre de réflexions ; une histoire qui cède à la facilité de la violence humaine ; une histoire qui manque d’envergure et se défausse sur les plus vulnérables ; une histoire qui déconstruit au lieu de construire ; une histoire qui ne voit pas son angle mort : l’humain.

Cela raconte la cécité d’une entreprise qui passe à côté de son meilleur investissement : les HOMMES. Cela raconte la vie d’une entreprise qui pilote en surface, sans confiance pour les équipes, sans exigence avec le top management, mais avec une peur primale du futur, une incertitude qui inscrit l’angoisse dans le management, une inquiétude qui installe la pression en héritage, en particulier pour les équipes tandis que le top management avance en ordre dispersé, non aligné, cherchant le parfait bouc-émissaire, sauf lui-même. 

Or, il suffit de pivoter pour regarder le même tableau avec du coeur, sans excès, mais avec du coeur.

Victor Hugo disait : "il faut replacer l’homme dans le coeur, il faut replacer l’homme dans le cerveau. Le cerveau, voilà le souverain qu’il faut restaurer. La question sociale veut, aujourd’hui plus que jamais, être tournée du côté de la dignité humaine."    

Il est encore temps de se ressaisir, temps de tirer sur le fil de l’humain pour l’épaissir, le transformer en corde puis en cordées et réinterpréter la réalité à l’aune de l’humain, à l’aune des solutions imaginables par le gisement d’or gris inactivé : le cerveau et la solidarité des Hommes.        

Il s’agit de croire à l’écume de l’humain, par-delà la froideur métallique des impératifs économiques et financiers.

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Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. Aussi l’excellence n’est-elle pas un acte mais une habitude.

Aristote