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Transformation - Innovation - Gouvernance - Travail

Transformation

Le CTO est un showrunner

Publications — il y a 7 mois

Temps de lecture: 2 minutes

Et si la transformation, c’était de l’art ?

Peut-être faut-il arrêter de penser que le Chief Transformation Officer est la fonction providentielle et raisonner la transformation comme une œuvre artistique : une production qui serait le résultat d’une nécessaire création collective, loin de tout culte de la personnalité, mais à la main d’un homme-orchestre qui fait confiance à des gens dans leur travail, et en même temps dirige le processus de production d’une main de maître ?

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Un homme-orchestre 

Le CTO est un showrunner. Il est le partenaire de confiance de la direction générale. Il n’est pas dieu, mais il a un truc en plus : il est dépositaire de l’imagination, de l’audace et de l’action. Le CTO n’est pas un super directeur de projets ou un homme de concept, c’est une fonction hybride qui s’incarne dans un esprit hybride. 

Le CTO a une vision et emmène le collectif dans son monde. Il est inspiré par une histoire articulée qui a du sens et du chien. Il doit imaginer un récit qui fonctionne et qui dure. Il est de fait non seulement intelligent, mais sensible. Il doit sentir les bruits du monde, comprendre les tendances à venir et créer une partition adaptée à l’entreprise. 

Le CTO est un artiste qui dessine les grandes lignes du tremblement de terre de l’entreprise ; il prépare le collectif au pivot pour assurer les fondamentaux de la production. 

Son rôle est de rêver et de faire. Il produit son histoire avec une main de fer, en gardant à l’esprit les contraintes opérationnelles et budgétaires. Un artiste donc, mais pas un anarchiste. Il joue avec les invariants mais s’autorise à bouger le reste. Il doit être agile, avoir un coup d’avance et comprendre son marché, ses clients cibles et anticiper les réactions des concurrents. Il doit conduire le changement en donnant suffisamment confiance au collectif pour qu’il agisse avec un état d’esprit de développement et soit alors en capacité de défier les obstacles, les difficultés et surtout de se créer de vrais défis, de ceux qui créent un impact différenciateur. 

Le CTO est un affranchi. Son rôle n’est pas de faire de la politique ; il doit en comprendre les enjeux, mais avoir les mains libres, afin d’agir avec agilité opérationnelle, pour avoir la meilleure équipe avec lui, utiliser les moyens adéquats et influencer le rythme et le cours des choses si nécessaire. 

Le CTO est le gardien du processus de transformation, de la création à la post-production, mais il n’est rien sans la bonne équipe. 

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Une œuvre collective 

Le CTO dépend de son équipe. Il doit la fédérer autour d’une vision stratégique qui déverrouille l’imaginaire du collectif, pour libérer la curiosité d’esprit et alléger la pression qui pèse sur leurs épaules. La transformation est un jeu sérieux, un jeu mental d’abord mais qui doit se concrétiser par des décisions et surtout des actions claires et cohérentes. 

Le CTO s’appuie inévitablement sur plusieurs compétences internes et/ou externes ; il dirige l’écriture des scenarii et l’exécution du récit. Mais, il donne à chacun un espace vital suffisamment grand pour laisser jaillir le meilleur ; ainsi, il écoute, questionne, montre de l’intérêt pour les excellentes idées des autres, à la condition qu’elles s’inscrivent en conformité avec la grande histoire. 

Le CTO enhardit son équipe et lui donne la permission d’aller sur des chemins non conformistes ; il se sait gardien de la cohérence, de l’homogénéité et de la qualité d’exécution ; donc, il ne s’effraie pas de la liberté des uns et des autres. Au contraire, il peut même optimiser l’agitation en confrontant les idées pour en accoucher de meilleures ; il doit nourrir le dialogue, encourager les débats, créer des ateliers de controverse même, pour aller au fond des choses et s’assurer que chacun a pu exprimer une opinion valable. 

Puis, il a la responsabilité des arbitrages pour avancer et ciseler son histoire de transformation qui peut être un grand film de cinéma ou une belle série avec des épisodes léchés. Peu importe, dès lors que les séquences s’enchaînent, sont fluides et racontent quelque chose. 

Et si on se disait que la transformation, c’est du "showrunning" ? Et pourquoi pas ?

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Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. Aussi l’excellence n’est-elle pas un acte mais une habitude.

Aristote