Nicole Degbo, fondatrice et directrice de La Cabrik, signe une tribune dans Les Échos. Elle y défend la gouvernance et la prospective comme deux disciplines d’anticipation délaissées, à l’heure où l’IA et les limites planétaires sont défiées simultanément.
Les grandes transformations naissent rarement de raisonnements policés. Ce sont le désir, le pouvoir, l’hégémonie et l’ego qui déplacent les lignes.
La science doit dès lors venir au secours de nos imaginaires ; c'est une ressource pour jeux sérieux.
Le temps presse : la guerre des étoiles dans le ciel avec les satellites, dans les mers avec les câbles, sur terre avec l’IA générative et les humanoïdes. L’IA accélère la destruction de la planète à mesure qu’elle dispute nos modèles de vie : eau, électricité, terres rares, jusqu’à la cognition.
La gouvernance est la compétence oubliée, alors qu’elle est l’arme adaptée pour anticiper ces défis. Son infortune tient à sa nature : un savoir-faire immatériel, donc sous-estimé.
Même sort pour la prospective. Le strategic foresight et l’alerte précoce - détecter les signaux faibles avant la crise - restent absents de la plupart des organisations.
Or ce sont des investissements au service de la croissance, de la stabilité et de la résilience.
Cette tribune part des fractures globales - climatiques, technologiques, humaines - pour arriver à une question très concrète d’organisation. Combien d’entreprises ont réellement armé une fonction de prospective ?
Lire la tribune sur lesechos.fr, ici.
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La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain. Elle est spécialiste des situations de crise de gouvernance.