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Contrat social - Etat - Pays - Famille - Citoyen - Responsabilité - ESG - Impact - Société - Sens - Mission - Purpose -

Contrat social

Purpose & Order

Édito — il y a 5 mois

Ni sur-investir, ni sous-investir la mission.

La raison d’être est une opportunité magnifique, mais aussi un piège, une tentation maline qui s’agite dans la tête de dirigeants désireux de raconter une histoire empreinte d’universalisme pour conquérir des parts dans l’esprit et le cœur des salariés et des clients.  

Ainsi, depuis la Loi Pacte, pas un mois ne se passe sans qu’une mission ne soit déclamée sur les réseaux sociaux, le must étant que l’impact social ou sociétal soit perceptible pour satisfaire aux impératifs de transformation environnementale, même si, au bout du compte, la mission s’est séparée de son métier, au point de n’avoir plus aucun sens. 

Le départ d’Emmanuel Faber rappelle que les dilemmes d’une entreprise cotée ne sont pas les mêmes que ceux auxquels les entreprises non cotées doivent faire face. L’épaisseur du trait n’est tout simplement pas identique ; les arbitrages ne sont précisément pas de même nature : il n’y a pas de cours de bourse à canaliser, de marché à rassurer, d’actionnaires à rassasier. 

En matière de mission, autant faire les choses dans l’ordre : réfléchir, débattre, choisir, abandonner, créer, développer, faire la synthèse et définir une mission qui raisonne à l’intérieur de l’entreprise et parle à chaque salarié, quelque soit son métier. Cela ne signifie pas de trouver une raison d’être impersonnelle, susceptible de plaire à tout le monde et donc à personne, mais de trouver une but qui a du caractère. 

C’est un acte de gouvernance profondément stratégique qui précède la communication, même si nous pourrions croire le contraire. C’est une question de choix, de priorité, d’identité et qui doit répondre à l’avance à l’enjeu de l’héritage : quel souvenir souhaitez-vous laisser ? 

Les mutations du monde entraînent une confusion sans précédent qui donne l’impression d’un désordre général ; nous avons du mal à voir clair quant aux responsabilités de chacun. 

Qu’est-ce qui incombe à l’Etat, la famille, l’entreprise et soi-même ? 

Ce qui est simple est simple : l’Etat ne peut pas tout. Il ne peut pas nous faire la promesse de nous offrir une meilleur vie. Sa mission est d’incarner notre contrat social articulé autour du pacte républicain : liberté, égalité, fraternité. Sur ce terrain, il y a fort à faire et à reconstruire pour espérer renouer avec une forme d’apaisement collectif. Le pays est certes manquant, mais même en se réparant, il ne pourra pas tout résoudre. L’enjeu est que le personnel politique prenne le temps de repenser sa mission. Quel est le rôle d’un politique ? Comment peut-il servir au mieux la Nation ? Comment peut-il contribuer à restaurer la confiance du citoyen ? 

De même, la cellule familiale a sa fonction ; sa mission est de construire un sentiment de sécurité physique, physiologique et psychique, de donner un ancrage qui va venir nourrir le sentiment d’appartenance et combler le besoin d’estime afin de donner suffisamment de confiance pour que chacun d’entre nous se pense en capacité de se réaliser. 

Ensuite, ce besoin d’accomplissement va chercher à s’incarner dans une sphère professionnelle et personnelle. 

Aujourd’hui, les entreprises ont besoin d’avoir à leur tête des dirigeants de temps de guerre avec une vision forte et incarnée qui définit les fondamentaux "People", "Planet", "Profit" ; ils doivent être au clair avec la direction à prendre et être à même de créer de la valeur économique et sociale. Et c’est là que tout se complique car ces orientations stratégiques doivent s’aligner autour de la mission et de ses principes directeurs pour rejaillir ensuite sur les valeurs et la culture d’entreprise. Ce ne sont pas des sujets à traiter en silos. Ce sont là les fondements de la structure organisationnelle de l’entreprise qui, implicitement, vont aider à trancher des choix moraux. La gouvernance de l’entreprise est une affaire sérieuse, de même que le gouvernement de soi-même. 

Comment être à la hauteur de ses espérances ? Quels choix oser faire ? Quels risques prendre ? Cela suppose d’avoir a minima quelques espérances, quelques rêves et quelques ambitions, mais ce n’est pas suffisant ; le courage et l’éthique seront des compagnons de route qui feront indubitablement la différence. 

Personne ne peut échapper à la nécessité de définir un but, à peine d’être condamné à une errance certaine. Et pour certains, l’errance aveugle vaut mieux qu’une dérive éclairée car alors la notion de responsabilité devient inévitable et interroge la combativité, l’intelligence, le sens tactique et bien d’autres choses encore. 

La vie est plus que jamais une aventure qui oblige chaque partie prenante de la société à prendre sa part et personne ne saurait être exempté de son devoir. 

Georges Orwell a écrit ❛Il faut constamment se battre pour voir ce qui se trouve au bout de son nez.❜ Cette réalité est inchangée.

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La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain et est spécialiste des situations de crise de gouvernance.

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L'occasion est au bord du sentier.

Vladimir Jankélévitch