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Communiquer - Message - Diriger - Sens - Leadership - Histoire -

Communication

Le pouvoir des mots

Édito — il y a 6 mois

❛Une bonne histoire, c’est une histoire qui n’a jamais fini de parler.❜ Delphine Horvilleur

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Le pouvoir du message 

Communiquer est un savoir-faire professionnel ou non ; ce qui compte est de savoir le faire et de créer de l’impact. 

La manière dont nous utilisons les mots raconte quelque chose de nous ; les mots que nous choisissons disent quelque chose de notre leadership. C’est la raison pour laquelle, nous gagnerions tous à nous saisir de manière plus engagée de ce sujet. 

Notre vocabulaire nous positionne et montre, en creux, notre caractère. Il parle de notre courage ou de notre non-courage ; il murmure notre rapport aux mots et à la vie. Il parle de notre précision, de notre tendance à éviter les situations difficiles, de notre capacité à célébrer les bonnes choses ou non. Il parle d’espoir ou de désespoir. Il tire le fil d’une victoire ou d’une défaite. il déploie, bien entendu, la structure d’une pensée, la vitalité d’un raisonnement, et dévoile silencieusement, notre niveau d’éducation. 

Parler, c’est transmettre un message, une conviction ; c’est un engagement plus ou moins authentique, plus ou moins personnel, qui crée inévitablement un lien, ou pas, avec ceux qui écoutent. 

Et nous jugeons ce que nous entendons. Nous pouvons même acter quand le messager n’est pas celui qui a fabriqué le message et alors, nous ressentons de la déception ; comme si, l’exercice devenait factice. Nous aimons à sentir que le messager s’est impliqué. Nous apprécions de reconnaître une pâte stylistique car en même temps que nous écoutons, nous cherchons des liens visibles entre le message et son lecteur. Nous sommes inconsciemment et inévitablement en quête d’une histoire qui va nous raconter quelque chose et aller toucher une corde parfois mise en sourdine.

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La force d’une histoire 

L’élément de sincérité joue indiscutablement dans le récit d’une histoire ; il influence le ton, le son et la réception de l’histoire. Lorsque nous sommes capables de comprendre une situation et de la restituer avec les mots justes, notre auditoire l’entend et se laisse peu à peu émouvoir, sinon happer par la grâce du propos. 

Nous vivons dans une ère de communication fabriquée et aseptisée alors que nous avons besoin de sentir la singularité d’un récit. 

C’est normalement le métier des avocats lorsqu’ils plaident un cas, des journalistes dans l’exercice de leur mission, des politiques qui fabriquent un projet pour gagner la confiance des citoyens ; mais, c’est aussi et très clairement la mission des dirigeants : structurer et déployer une vision, l’organiser de manière méthodique et intelligible pour raconter une histoire qui va produire du sens dans l’esprit des équipes. 

La facilité est de tomber dans le piège des éléments de langage qui rognent très facilement la sincérité du propos. Nous aimons les dirigeants qui se mettent en risque pour délivrer une conviction. Nous voulons des histoires vraies, qui disent le réel, sans concession, mais avec bienveillance et style. C’est de cette façon que les hommes et les femmes sont capables d’accompagner de grands changements dans une organisation. Les gens ne veulent pas être infantilisés ; ils veulent se sentir considérés et exercer ensuite leur libre-arbitre, sans condescendance, ni paternalisme. 

Il va sans dire que l’empathie est un atout précieux dans la fabrication d’un message, mais cela ne suffit pas. Il faut comprendre ce qui se joue derrière une histoire pour lui donner la bonne tessiture, celle qui va capter l’attention, faire vibrer les émotions et marquer l’esprit d’un souvenir aussi intemporel qu’indéfinissable. 

Les mots sont puissants, surtout lorsqu’ils poussent l’idée d’espoir en avant.

 

Nicole Degbo

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La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain et est spécialiste des situations de crise de gouvernance.

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