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Société

La révolution mentale

Édito — il y a 2 semaines

Faut-il que nous ayons si peu confiance en nous ?

Faut-il que nous ayons peur de tout ? La réponse à cette question est presque plus effrayante que la question elle-même. 

Le monde rugit, les murs tremblent et beaucoup de personnes paniquent de manière passive ou active. Il y a 1000 enjeux questionnés par les mutations en cours. Il y a une révolution technologique, économique et humaine. Mais, c’est aussi et presque d’abord une révolution mentale. Et c’est là que tout commence et que tout (se) bloque.

Le monde n’a jamais été aussi complexe ; la transformation n’a jamais demandé autant de pensée profonde, non linéaire et en même temps de rapidité. Or, en principe, la curiosité s’épanouit dans un environnement secure. Et aujourd’hui, l’environnement est précisément insecure. Nous n’avons plus aucune certitude et toute prospective a une validité limitée. 

Nous revendiquons souvent notre exception française, mais nous cultivons un étrange paradoxe : nous nous méfions de tout. Nous sommes suspicieux face au non conformisme, attachés au passé, au prétexte d’une fidélité à nos traditions ; nous sommes réticents face à la différence, nous faisons peu confiance aux autres et nous débattons de presque tout sous un angle négatif. Nous sommes par ailleurs prompts à vouloir empêcher ou interdir tout ce qui ne vient pas de nous et/ou change le monde et ses règles, car cela nous contrarie. 

Alors, comment vaincre ce scepticisme quasi-culturel pour renouer avec un esprit d’espérance et penser le monde en dehors de notre zone de confort ? Comment imaginer un monde par le prisme des opportunités plutôt que par celui de nos peurs et de nos contraintes ?  

Faut-il que le péril soit imminent pour que nous nous réveillions ? Faut-il qu’il soit visible, palpable, métallique et percutant, en plus d’être menaçant ? Le problème est que le danger est déjà là. Il est bruyant, mais invisible, si bien que trop d’entre nous pensent qu’il y a le temps.

Trop d’entre nous refusent le gigantisme de la pensée globale imposée par le monde VUCA et lui préfère la stratégie des petits pas qui prend du temps, bien trop de temps au regard des enjeux systémiques et interdépendants qui redéfinissent le monde tel qu’il est vers un monde certes inconnu, mais probablement inédit par le degré de synergies entremêlées basées sur la combinatoire intelligence artificielle et intelligence humaine.

Avant de vivre une guerre des intelligences, nous vivrons une guerre du temps. Et, cette guerre a déjà commencé. 

Les entreprises, surtout celles qui sont économiquement solides, pensent qu’elles seront protégées par leur bouclier financier. Sauf que, face au monde qui vient, la réponse est dans la vitesse, l’audace, la curiosité, le cogito abrasif, le doute, la confiance, l’imagination et bien d’autres dispositions que l’argent ne sait pas acheter car il s’agit bien d’une culture mentale. 

Qui suis-je ? Que fais-je ? Où vais-je  ? À cela s’ajoute une question fondamentale : quel souvenir souhaitez-vous laisser ? Les réponses sont au moins une affaire d’intelligence, de liberté, d’ambition, mais surtout d’état d’esprit. Que construit-on quand on pense que tout est impossible ? Où va-t-on quand on pense que tout est difficile ? Comment devenir quand l’inconnu est une tyrannie mentale qui justifie la catatonie du chronos qui alimente l’autre déviance, celle d’attendre et voir ? 

Mais, la pire des hypocrisies est la défausse de la peur ; la tragédie est de se faire croire que le rythme est imposé par les autres, ces autres qui auraient peur. Or, nous connaissons tous les ressors combinés du sens, de la pédagogie, de l’inclusion et de l’audace. 

Alors, posons-nous la question : comment mettre un terme à cette spirale de la peur pour embrasser le monde et faire enfin face aux défis du réel ? Nous devons renaître avec l’audace d’espérer.

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Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux.

Montesquieu