#AskLaCabrik

*
*
*
*

Les informations recueillies via ce formulaire par La Cabrik ont pour finalité le traitement de votre demande d’informations. Tous les champs sont obligatoires pour traiter votre demande. Dans le cas où, ils ne seraient pas remplis, votre demande ne pourra pas être traitée. Conformément à la loi Informatique et libertés, vous disposez d’un droit d’interrogation, d’accès, de rectification et d’effacement de vos données personnelles, ainsi que d’un à la limitation et d’opposition au traitement de vos données. Vous pouvez exercer ces droits en formulant une demande à l’adresse suivante contact@lacabrik.com. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre politique de protection des données personnelles accessible via l’onglet Conditions Générales d’Utilisation de notre site.

Travail - Remote - Télétravail - Gouvernance - Management - Modes de travail - Entreprises - Bureaux - Dirigeants - Salariés -

Travail

La liberté du travail

Édito — il y a 3 mois

À l'heure de la COVID-19, nos habitus changent de frontière.

Tout ce débat sur le télétravail est au fond un débat sur le travail, sur la liberté du travail. Et le télétravail n’est qu’une manifestation d’une certaine vision du travail. 

Faut-il qu’il soit enfermé dans une entreprise avec ou sans bureaux ? Faut-il que les choses soit à ce point binaire ou polarisé ? Le sujet est qu’aujourd’hui cette norme s’impose de manière quasi totalitaire pour des raisons sanitaires en éludant subrepticement les maux du travail. Ce modèle fait loi comme s’il convenait à tout le monde, de la même manière. Nul doute que la contrainte sied à ceux qui s’ennuient, souffrent et/ou ne supportent plus leur patron. Mais elle convient également aux esprits libres qui font ce qui est bon pour eux, pour leur cerveau, pour leur travail. 

Nul doute que l’économie de temps de transport ait un impact dans la vie du travailleur ; mais le télétravail est-il en toute circonstance une économie de temps ? Le travail s’en trouve-t-il toujours amélioré ? 

Cela dépend des gens, du rapport au travail, de la capacité d’auto-discipline et d’auto-motivation de chaque personne. Mais d’autres facteurs jouent également un rôle régulateur de bien-être ; le sens tout d’abord, à savoir la perception de l’utilité du métier de son entreprise, puis la valeur perçue de sa propre contribution. Actuellement, l’analyse de la notion même d’essentiel est importante chez les uns et chez les autres. Le cadre de travail n’est par ailleurs pas sans importance ; il y a la dynamique spatiale et la dynamique sociale. 

En effet, le télétravail libère chacun de la comédie humaine. Il n’y a plus d’espace pour le jeu social, pour la représentation dont les expressions les plus répandues sont les jeux politiques et le faire-savoir. La notion de cour est abolie et les bouffons avec. Le statut a moins d’impact par "zoom" et la pression de la peur, du stress, est amoindrie de manière significative. C’est la jugulation de la charge mentale, même si elle peut prospérer sur un autre terrain avec l'inflation des réunions, les problèmes de connection et l'équilibre entre la vie à la maison et le bureau à la maison. 

Il s’agit aussi et sans conteste d’un bouleversement important du modèle de communication. C’est l’ensemble des interactions qui sont profondément modifiées. Le présentéisme prend un autre visage ; les gens sont en ligne, mais peuvent couper le son ou l’image. Le contrôle du travail ne peut plus avoir la même fréquence, ni la même tyrannie ; priorité est donnée aux résultats.   

Donc il y a bien entendu un grand nombre de cases à cocher pour voter avec joie, la prospérité du télétravail ; mais, le sujet est d’abord et avant tout celui du curseur : quelle est la bonne dose de remote ? 

Parce que la vie au travail a ses travers, mais aussi ses atouts ; dans les écosystèmes vertueux, la vie au bureau, c’est une occasion d’observer son environnement l’esprit ouvert, de laisser vagabonder sa curiosité pour la laisser partir à la découverte de quelque chose d’indéfini. La vie au bureau, c’est une équation d’inconnues et de rencontres ; c’est aussi la confrontation positive à une systémie sociale : ce sont des réflexions et des comportements qui sont challengés, créant ainsi une tension d’apprentissage plus forte qu’à la maison. Ce sont des conversations au détour d’un café ou à l’occasion d’un ascenseur qui éveillent les esprits et donnent des idées ; l’espace de travail offre aussi la possibilité d'une camaraderie mondaine ou sélective, selon les besoins des uns et des autres. 

Bien-sûr, il ne s’agit pas de dresser un tableau idyllique du bureau en niant la dimension toxique de certaines dérives telles que les rivalités, l’isolement et bien d’autres choses encore, mais il s’agit de ne pas réécrire toute l’histoire du travail et par capillarité du télétravail, parce qu’aujourd’hui, l’injonction nous arrange car nous pensons ne pas avoir de choix véritable. 

La promotion du sujet est donc à pondérer à l’aune des avantages et des inconvénients des différents modes de travail, car le travail au bureau et le remote sont, en réalité, les deux faces d’une même pièce ; et, ce qui compte, c’est précisément la vision du travail, le sens qu’on lui donne et l’intelligence qu’on y met. Le reste, c’est de la littérature.  

La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain et est spécialiste des situations de crise de gouvernance.

Partager

Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps.

Abraham Lincoln