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Gouvernance - Transformation - Institution de prévoyance - Mutuelles - Casse sociale - La Cabrik

Gouvernance

Au travail !

Édito — il y a 1 mois

La casse sociale est en marche.

Le secteur des services financiers est exposé à un grand désir de disruption. 

Nous ne pouvons que constater l’émulation créative de l’industrie des technologies qui étape par étape pose la question du modèle économique traditionnel. 

Ce sont des secteurs particulièrement réglementés ; pendant longtemps, certains ont pu fustiger les lourdeurs de la régulation ; aujourd’hui, toutes ces règles sont vécues comme un bouclier normatif qui ralentit les velléités des start-up, des GAFA et des BATX.

Mais qui est dupe ? Les banquiers et les assureurs ont bien noté que l’âge d’or de leur métier est derrière eux ; cela ne signifie pas que c’est la fin ; cela veut dire que nous assistons à un renouveau basé sur des paradigmes que nous découvrons au gré des innovations proposées par des acteurs qui osent imaginer de nouvelles frontières. Ces esprits aventureux dessinent sous nos yeux le monde de demain et nous ne sommes pas au bout de nos peines. 

Les acteurs traditionnels sont curieux, à l’affût des sauts quantiques à venir et en même temps terrifiés à l’idée de ne plus trouver complètement leur place. Certains se ruent derrière le digital, sans trop comprendre la dynamique de transformation à privilégier, d’autres sont attentistes voire terrorisés.

Dans ce monde incertain, il y a les mutuelles et les institutions de prévoyance qui sont à la peine et c’est peu de le dire. Ce type d’entreprises dont le modèle économique et social privilégie le bien commun fait face au défi de la résilience. Comment préserver la vertu originelle de ces modèles, sans prendre acte de la nécessaire refonte du modèle de gouvernance ? 

L’intention ne fait pas tout ; le bien commun n’est pas suffisant bien qu’essentiel. Une entreprise aux prises avec son défaut d’agilité, sa surdose de politique et son refus de lucidité est dans l’incapacité de comprendre les révolutions de cette ère transformative. 

Le principe un homme, une voix a montré ses limites ; ce modèle n’a eu de cesse d’être perverti par l’ego des dirigeants. C’est un modèle qui, à quelques exceptions près (Maïf inévitablement), produit d’innombrables excuses pour ne pas faire ce qu’il y a à faire. Ce sont des dirigeants qui instrumentent la chose sociale pour ne pas agir, fragilisant ainsi ce qu’ils disent protéger. Ce sont des équilibres à négocier pour ne froisser ni les uns, ni les autres, et pendant ce temps, la vie continue et les menaces grandissent. 

Ce sont des dirigeants qui ne se soucient pas de la durabilité de leur legs ; ils protègent juste leur pouvoir du présent aux dépens de l’avenir de tous. 

Nous parlons d’une gouvernance dont l’efficacité est mise en doute depuis trop longtemps. La place des jeux politiques sclérose la raison d’être de ces organisations. Les intérêts particuliers, la recherche permanente de consensus, la tiédeur des débats de fond entraînent une insuffisance décisionnelle qui représentent un danger pour la pérennité de ces entreprises. 

Au prétexte d’un modèle non capitaliste libéré de la pression des marchés et/ou des actionnaires, ces organisations négligent l’enjeu d’une gouvernance performative. La culture de l’excellence n’est pas en tension et cette non culture laisse prospérer des pratiques non adaptées. Le réel est peu questionné car ces organisations ne se sentent pas concernées par les fondamentaux d’une croissance classique. L’argent est comme immatériel et les choix ne semblent pas prêter à conséquence. 

Le sociétaire est au coeur du modèle, mais reçoit-il le meilleur service ? Non, pour sûr non. Les indicateurs quand ils existent survolent les sujets et ne challengent pas assez l’intelligence du travail et des décisions tandis que les dirigeants font de la politique et se déresponsabilisent de leur mission. Ils se dévoient en procrastinant, en éliminant les progressistes accusés d’être des fauteurs de trouble, arguant par ailleurs qu’ils ne comprennent pas la subtilité sociale de ces modèles-là. 

Alors même que la vocation de ces modèles était de créer de la valeur, ils se sont habitués à en détruire régulièrement, aveuglement et sans se sentir comptables de ces mauvaises manières. 

Aussi, faut-il laisser le monde technologique disrupter et prendre les rennes d’une industrie qui a besoin d’humain, mais aussi d’intelligence, de services et d’argent au nom d’une meilleure expérience client ? Faut espérer que nous répondrons non ! Mais pour cela, il est urgent que chacun se mette au travail pour réinventer la gouvernance du bien commun, de la stratégie, jusqu’aux hommes ! 

Avez-vous peur de l’avenir ? Voilà une bonne question pour commencer parce qu’il est probable que la majorité des collaborateurs répondent oui.

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Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. Aussi l’excellence n’est-elle pas un acte mais une habitude.

Aristote