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Changement

Anatomie du divorce (avec soi-même)

Édito — il y a 1 année

Comment vivre notre vie, sans suffoquer à la quarantaine ?

1

Nos injonctions sociétales 

J’ai regardé "l’anatomie d’un divorce" ; c’est une série qui parle de couple, de bonheur et de divorce. Et, une chose en entraînant une autre, je me suis mise à penser au divorce vis-à-vis de soi-même car au fond, il s’agit de cela. Non, pas de deux êtres qui finissent par s’éloigner, mais du désalignement intérieur de deux êtres qui finit par les éloigner l’un de l’autre. 

J’ai pensé à toutes ces histoires individuelles que j’ai entendu ; ces explications de trajectoire avortée pour tellement de raisons imputées à des circonstances extérieures alors qu’en réalité, ils s’agit de gens qui ont ignoré ou enjambé leur besoin véritable d’accomplissement, peu importe que cela soit de nature professionnelle ou pas.

Beaucoup de gens cèdent aux injonctions de la société qui édictent ce que doit être une bonne personne selon son genre, avec une pression totalement biaisée sur la charge de la responsabilité des besoins physiologiques et de sécurité. En effet, si on analyse les choses froidement, la société demande aux hommes de satisfaire aux besoins primaires de la famille, marginalisant, de fait, ceux qui n’ont pas de famille. Aussi, le besoin d’appartenance de la femme est souvent induit par la carrière de son mari ; par capillarité, le besoin d’estime et de réalisation dépend du reste. 

Cela n’a pas l’air si grave, alors même que c’est fondamental. Que se passe-t-il pour les uns et les autres quand celui qui protège la famille a fait des choix motivés par la responsabilité de protection vs la vocation ? Et quand bien même cela ne serait pas le cas, chacun ne devrait-il pas avoir le droit de définir son histoire de vie ? 

La France est un pays qui aime très tôt enfermer les gens dans une catégorie, tout en nous assignant des droits et des devoirs, en cohérence avec notre statut. Cette habitude restreint singulièrement nos choix et constitue un frein culturel à des réflexions plus existentielles qui favorisent une vie heureuse, choisie et assumée. 

Sauf qu’inévitablement, la routine de la vie vient, tôt ou tard, questionner la cohérence de nos choix et mieux encore leurs impacts sur la notion même d’accomplissement. Mais, ce que nous pouvons observer, à écouter les uns et les autres, c’est le réflexe de dédramatisation collective ; nous aimons à minimiser les aspects négatifs de notre inconfort de vie, en évitant de regarder frontalement tous les signaux faibles qui murmurent à voix basse que le compte n’y est pas. 

2

Notre déplaisir 

Notre cécité nourrit notre statu quo, et ce faisant, nous challengons, jour après jour, le niveau d’acceptation de notre déplaisir, en dénigrant la perspective de tout changement et en repoussant indéniablement le curseur de notre capacité à endurer. 

Nous versons facilement dans le biais de négativité cumulé à l’aversion pour l’incertitude pour nous convaincre que le changement est un risque et qu’après tout, la vie n’est pas si mal. Cette routine de contorsion nous amène à temporiser toute action qui viserait à améliorer le présent. Et, nous achevons de nous mentir, en faisant mine de réfléchir et de rechercher des solutions, sans agir. Cette occupation entretient l’illusion d’aller vers quelque chose que nous désirons, mais qui nous fait peur, et prolonge souvent, jusqu’à l’insupportable, l’absence d’engagement vers l’action. 

Le point de rupture est l’éclatement de la crise intérieure qui grondait et impose un changement immédiat qui signe une forme de divorce avec soi-même.

La question devient alors celle de l’anticipation de la crise et du bon usage de notre temps et de notre argent, au service de notre épanouissement. Et cela passe par une inévitable réflexion sur nos besoins, nos priorités et la meilleure manière de les concrétiser, au lieu d’y penser, voire d’en parler. La fable de cette série est cet enseignement : regarder le monde chaque jour tel qu’il est pour prendre la part que nous méritons tous, mais à la condition de nous donner du mal pour rafler la mise de notre bonheur.  

Ainsi, tout se résume à cette équation : comment vivre notre vie, sans nous perdre ? Et je crois bien que chaque jour de notre vie est un élément de notre réponse. 

 

Nicole Degbo

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La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain et est spécialiste des situations de crise de gouvernance.

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Les choses sont ce qu'elles sont et elles seront ce qu'elles seront.

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