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Programme "Reset"

Trying something new

Publications — il y a 5 mois

Que vaut une stratégie de transformation sans transgression ?

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Transgression 

En fait, l’idée est de comprendre ce qu’il y a de neuf dans l’exploration d’un nouveau chemin. Un grand nombre d’entreprises lancent des programmes d’innovation en copiant le marché. Prendre exemple sur l’intelligence des autres n’est pas un défaut, mais penser par soi-même est une meilleure qualité.  

Ainsi, une première question vient rapidement poser le cadre du débat : avez-vous de vraies convictions ou avez-vous juste les convictions que vous croyez devoir avoir ? 

Cette question n’est pas banale car elle définit précisément les frontières de l’exploration. Qui pense ? Vous ou le marché ? Vous ou vos concurrents ? Pouvons-nous considérer que le conformisme est une innovation ? Nous pourrions dire que cela dépend du point de départ, mais justement. 

La plupart des entreprises qui sont en retard ont choisi, à l’insu de leur plein gré, de s’enfermer dans la gestion opérationnelle, aux dépens de la stratégie. Pire encore, elles étouffent les idées nouvelles et définissent le conformisme comme principe de loyauté. 

Peter Drucker dit également ceci :  "La première réaction d'une entreprise qui sent ses principes fondamentaux devenir caducs est presque toujours défensive. Elle a tendance à fermer les yeux et à faire comme si tout allait bien. Puis, elle est tentée de faire du replâtrage."

Et le replâtrage est un problème car il est un magistral centre de coûts. Nous connaissons tous des entreprises qui évaluent leur retard à l’instar d’une course en athlétisme et définissent de manière linéaire les étapes à rattraper pour être à niveau et revenir dans la course. 

Combien d’entreprises osent véritablement s’affranchir du chemin tout tracé pour inventer son propre chemin en assumant avec lucidité son retard, mais avec ambition ?

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Contexte

Justement, peu d’entreprises le font. Elle analysent trop souvent les hypothèses du marché et essaient d’entrer dans la tête de leurs meilleurs concurrents. Elles basent leurs postulats sur des paradigmes tronqués ; les variables sont une question de personnes, de talents, de gouvernance, de stratégie, de solidité financière, de réputation, de qualité d’exécution, etc. ; bref, la réussite d’une stratégie repose sur un socle plurifactoriel. Raisonner en partant du marché n’est pas à proscrire, mais cela est définitivement insuffisant. 

Le vrai défi est d’organiser une combinatoire contextuelle, expérientielle et culturelle ; c’est réussir à impliquer les bonnes personnes, en dépit de leur grade ou de leur statut, mais au nom de leurs réalisations et de leurs passions identifiées. Le jeu est de remixer les savoirs pour introspecter des combinaisons inédites en s’affranchissant des règles et du possible. 

Il s’agit de mettre en perspective vos expériences passées, vos succès comme vos échecs, de challenger l’ensemble à l’aune de votre potentiel collectif pour donner du pouvoir à votre pouvoir d’imaginer des choses, jusqu’à inventer demain. 

Cela parait simple, mais c’est justement là ou trop d’entreprises échouent. Elles échouent à s’appuyer de manière nourricière sur la diversité de leurs collaborateurs ; parfois d’ailleurs, cette diversité n’existe pas car les équipes sont trop homogènes. De plus, beaucoup de structures sollicitent des cabinets de conseil d’excellence qui eux-mêmes sont enfermés dans leurs propres normes intellectuelles et sociales ; résultat, l’innovation est pauvre de son conformisme. Elle est uniforme et répétitive d’un acteur à l’autre. Or, la magie de l’innovation est de penser son propre chemin, en dehors des clous.

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Échec 

Pour être out of the box, il faut s’en donner la permission ou la prendre. Il est nécessaire de s’affranchir des habitudes, des jugements internes et/ou externes. Il faut encore assumer une certaine solitude pour explorer des hypothèses qui n’ont pas encore été débattues sur la place publique. Et c’est justement là que se situe souvent les réponses aux équations inconnues. 

Innover demande de la ténacité, du courage, de la patience, une grande curiosité et de la tolérance pour l’échec. Tâtonner fait partie de l’aventure, échouer une ou plusieurs fois également. Certains disent d’ailleurs que la créativité est la somme des cendres des échecs passés. C’est sans doute vrai, même si chercher à échouer n’est pas particulièrement un comportement à encourager. Cependant, c’est en essayant que nous pouvons repousser les limites encore et encore. 

Mais, rien n’est possible en autarcie. L’entreprise doit ouvrir ses portes et ses fenêtres ; elle doit respirer et inviter ses équipes à sortir, écouter, dialoguer avec des pairs ou pas, dans le même secteur et dans d’autres aussi. Il faut sortir d’une vision de corps. Il faut acter l’idée que précisément l’idée peut venir d’ailleurs, d’un endroit que personne n’imagine encore. 

Rester connecté(e) au monde, aux autres, à diverses disciplines est une attitude constructive. C’est une agrégation de connaissances qui peut au moment où vous vous y attendez le moins accoucher de quelque chose de bien, d’inattendu et vous mettre ainsi sur le bon chemin.

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Créativité 

Oser laisser jaillir son génie est une décision, mais bien plus encore, c’est une discipline. C’est créer un environnement riche, vivant et nourricier pour favoriser la bataille des idées. C’est la structuration cadrée décadrée d’un système de management des idées pour arbitrer, éliminer, développer des concepts avant de déployer force de moyens pour faire à grande échelle. 

Il n’est pas non plus inintéressant de faire en imposant des contraintes opérationnelles dignes d’une jeune start-up ; nous le savons tous, ne pas avoir facilement tous les moyens financiers nécessaires obligent l’esprit à raisonner autrement, à emprunter des voies de traverse pour aboutir à quelque chose, en dépit des impasses. 

Les difficultés sont un défi mental qu’il ne faut pas chercher à éliminer pour aboutir le plus vite possible à un résultat donné. Il faut laisser le cycle s’exprimer pour en catalyser tous les trésors. 

C’est la raison pour laquelle il faut une équipe plurielle composée d’esprits patients, impatients, linéaires, non linéaires, frugaux, dépensiers, cartésiens, émotionnels, intuitifs et non intuitifs, mais tous résolument curieux. L’équilibre des foules saura canaliser la tolérance à la frustration dans le processus de recherche d’un autre chemin. 

Ce modèle de réflexion ne peut réussir qu’avec le soutien de dirigeants qui comprennent véritablement ce que c’est que l’imagination, la créativité, jusqu’à l’innovation, car ceux-là savent que la transformation n’est pas un statement, c’est autre chose de beaucoup plus exigeant.

La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain et est spécialiste des situations de crise de gouvernance.

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Gouverner, c'est choisir, si difficiles que soient les choix. Choisir, cela ne veut pas dire forcément éliminer ceci ou cela, mais réduire ici et parfois augmenter ; en d'autres termes, fixer des rangs de priorité.

Pierre Mendes France