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People matters

Publications — il y a 5 mois

Un des plus grands dangers est de mal se connaître.

Comment embrasser l’avenir ? 

Peu de personnes osent véritablement interroger ce qui va dans leur vie, dans leur travail, à court, moyen et long terme ; alors, à la question qu’est ce qui va ? La réponse est souvent évasive, résignée, rarement complètement franche. Les gens donnent trop souvent l’air d’être des passagers dans leur vie, comme s’ils n’avaient pas le droit de demander tout, de demander plus. 

Comment avoir confiance dans l’avenir si le point de départ n’est pas très clair et le point d’arrivée encore moins ? L’avenir, mais quel avenir ? Beaucoup de gens ont lâché-prise car ils ont bien compris que c’est compliqué d’avoir un véritable contrôle sur la vie. Aussi, avec beaucoup de discipline, ils acceptent les règles du jeu et pensent à peine à l’étape d’après ; ils se concentrent sur le présent et essaient de se mettre en condition pour accepter les opportunités qui se présentent à eux, qu’elles soient à la hauteur ou pas. Certains s’en sortent bien et d’autres passent leur vie à attendre et espérer quelque chose d’indéfini qui ne viendra jamais. 

Or, ce schéma ne devrait pas être une fatalité. Peut-être faut-il commencer tranquillement, sans pression, mais avec ambition, à se poser les bonnes questions ? Une question imparable est la suivante : quel souvenir souhaitez-vous laisser ? Cela a l’air vertigineux, mais c’est plus simple que cela. Il ne s’agit pas d’énoncer des petites réponses, toutes petites et rassurantes ; non, il s’agit d’imaginer l’architecture de votre vie, à la fin de votre vie, pour tenter de définir ce que vous espérez laisser derrière vous. D’aucuns pensent que cette question est très sophistiquée, mais il n’en est rien. Cette question interroge de manière presque rétrospective l’utilité d’une vie. 

Qu’est-ce qu’une vie remplie ? Qu’est-ce qu’une vie utile ? Doit-elle se matérialiser par de grandes choses, de petites choses ? Quel est le sens de l’utile ? Ces questions existentielles ne sont pas superflues car elles montrent le chemin, celui de nos rêves, de nos espérances ; libre à chacun d’en être à la hauteur ou non. 

Pour oser regarder dans le rétroviseur avec la plus grande honnêteté, il faut chasser les faux-semblants. Il faut faire face à l’avenir, avec lucidité ; sans nier ses peurs, il faut avoir suffisamment de confiance en soi pour ne pas avoir peur de l’avenir, pour ne pas se sentir écraser par l’équation d’incertitudes que représente le futur. Mais, qu’est-ce que la peur ? Qu’est-ce que l’avenir ? 

Ne pas avoir peur de l’avenir, c’est une discipline ; ça commence quand vous l’avez décidé ; ça commence lorsque vous prenez la décision d’investir en vous, de croire en vous. C’est décider de progresser souvent, en travaillant, en célébrant la curiosité, en allant vers vous, en explorant vos possibilités, en laissant éclore votre talent car il est probable que vous ignoriez dans quoi vous êtes véritablement doué. 

Ne pas avoir peur de l’avenir, ça demande du courage, celui de rester proactif en permanence, d’être alerte, en mouvement, et en même temps en position basse. C’est cultiver le paradoxe de la confiance en soi et de l’humilité. Aller vers son sublime tout en anticipant les difficultés, les échecs, les manquements, sans s’arrêter. C’est comprendre que chacun peut avoir du génie sans tout maîtriser ; c’est comprendre que le génie peut être manuel, intellectuel, artistique, oratoire, créatif, humain ; le génie n’est pas homogène. Mais, partir à sa quête demande de faire des compromis. Chacun peut demander tout, mais personne n’aura nécessairement tout, qui plus est en même temps. Alors, quelle est la part non négociable ? 

Comprendre son génie, c’est déjà se donner les moyens de vouloir l’accueillir ; pour cela, il faut être ouvert au changement dans sa vie. Il faut rêver, mais ne rien tracer de manière rigide et définitive. Il faut penser et questionner inlassablement l’écologie des choix. Quels bénéfices immédiats vs quels bénéfices futurs ? Mais aussi, quels préjudices immédiats vs quels préjudices futurs ? 

Que racontent vos choix ? Ils murmurent à qui tend l’oreille ce que vous êtes, en réalité, prêt à faire pour vous, en dépit des grandes déclamations.  

La Cabrik est une fabrik de gouvernance stratégique et humaine qui accompagne les transformations pour relier l'économie à l'humain et est spécialiste des situations de crise de gouvernance.

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Gouverner, c'est choisir, si difficiles que soient les choix. Choisir, cela ne veut pas dire forcément éliminer ceci ou cela, mais réduire ici et parfois augmenter ; en d'autres termes, fixer des rangs de priorité.

Pierre Mendes France