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Leadership

Makers or not Makers?

Publications — il y a 1 mois

Temps de lecture: 3 minutes

On ne peut pas "braquer" les individus pour qu’ils acceptent d’être compétents professionnellement et humainement.

1

Changer

Tout le monde parle de transformation, mais le changement est difficile. 

Changer son regard et ses pratiques pour aller vers quelque chose de neuf et de différent tourmente le confort ; c’est l’aisance cognitive qui influence et domine les comportements au point de tordre le réel. 

C’est souvent la confrontation avec la réalité qui provoque les premier biais : pas comme ceci et  pas comme cela, mais comme ceci et comme cela. C’est le choc des perceptions qui perturbent ou inhibent les uns et galvanisent les autres. Ce sont des certitudes et/ou des inquiétudes qui refusent de se laisser défier et travestissent alors la réalité en faits alternatifs, pour l’emporter, à la faveur du confort personnel, mais aux dépens des autres. 

C’est donc une fermeture sans appel à la réalité, par peur d’aller vers l’inconnu, par peur d’admettre son erreur, par peur de changer ses habitudes. C’est la frousse de se "dévalider" qui prend le lead pour protéger l’ego. C’est un choix contre le progrès, l’évolution, l’apprentissage. C’est un vote contre l’éducation. 

2

Manipuler 

Ce déni de réalité entraîne alors d’autres comportements : le mensonge, la chasse au courage, la traque contre la vérité, une guerre contre ce qui est juste, dans le but de protéger ce qu’on a peur de perdre, peu importe que ce soit une sombre inquiétude virtuelle. 

C’est la mise en marche d’un leadership toxique qui détruit, au lieu de créer. C’est la négation même du leadership. 

C’est la somme des failles humaines qui se transforment en défaillances humaines, pour ne pas voir, entendre, faire et assumer. C’est toute une énergie qui se déploie, pour construire l’inertie et en même temps, entretenir une illusion d’emprise. 

Ce sont des stratagèmes médiocres qui visent à écraser, éliminer, tuer l’adversaire ou tout autre personne qui se risquerait sur le chemin de l’intranquilité du changement. 

Alors, pas de changement, et souvent une mise en sommeil du potentiel des équipes. 

Quel gâchis ! Oui, quelle perte de chance pour les individus et les entreprises qui se perdent à accepter l’instrumentation du pouvoir, petit ou grand, pour fomenter et jouer contre le leadership de l’entreprise, au profit des intérêts personnels et de leur toute petite tranquillité. 

Il n’est pas faux de parler de la gamification des relations humaines et par capillarité du travail. 

Tout le monde est sur l’échiquier, mais pas dans le même bateau. Il y a des barreurs, des rameurs et ceux dont les perversions trouent la coque, même pas pour leur bon plaisir, mais juste pour protéger ce qu’ils croient avoir. C’est l’activation du bad self contre le good self. C’est le dévoiement de l’être, au détriment du collectif. C’est un choix, une certaine idée du courage. 

Borges dit : "Tout homme est un autre et le véritable est l’autre". Alors, qui êtes vous ? 

3

Agir 

L’impuissance de ce refus d’exister à travers la négation de son pouvoir est un refus de faire. 

C’est souvent un ou plusieurs individus qui ont un impact mortifère sur le destin collectif. C’est une mise en action qui ne se fait pas, c’est le pessimisme de la volonté qui l’emporte et contamine l’entreprise vers un long chemin de défausse. 

C’est une croissance qui s’enferme peu à peu, dans une dynamique d’impuissance acquise : personne ne peut rien, car personne ne fait rien. Non, personne ne met de l’ordre. Tout le monde ferme les yeux, en pensant que cette réalité-là, tragique et laide, va s’évaporer. Mais rien ne disparait, et c’est l’entreprise qui trinque, tandis que les ego gagnent. Ce n’est pas un match nul ; il y a bien des perdants. Les perdants sont les autres, ceux qui tentent envers et contre tout de faire leur métier, d’assumer leur fonction, honorant ainsi leur engagement. 

Il est plus que temps que la question de la responsabilité de ceux qui ont le pouvoir soit posée. Que ceux qui n’arrivent pas à l’exercer l’abandonne, au profit du courage des irremplaçables de l’entreprise, et il y en a. 

Il n’est plus tolérable que d’aucuns jouent la montre, en espérant faire un legs empoissonné à leur successeur ; l’urgence de l’action et des transformations ne devrait plus permettre à l’ego de dominer la gouvernance de l’entreprise, au point que le raisonnement en silo pour soi-même soit victorieux. 

Il est nécessaire et fondamental que tout le monde se saisisse de l’impact systémique de l’action  contre ou de l’inaction des uns et des autres, pour s’attacher enfin à construire le commun, car le temps n’attend pas. 

Le leadership est trop souvent crépusculaire ; et, il est temps qu’il chante. 

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Savoir, penser, rêver. Tout est là.

Victor Hugo