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Entreprendre

Ma main ne tremble pas 19

Journal de bord —il y a 4 années

Peu importe la solitude, les difficultés ou les incertitudes, ma main ne tremble pas.

Je me suis préparée comme un champion. J’ai défié mon idée, mon identité, j’ai imaginé le pire : tout perdre. J’ai tout envisagé et cela m’a rendue en acier. 

Pour commencer, j’ai accepté l’idée de sacrifier ma vie personnelle, au moins pendant trois ans, en réalité cinq. J’ai fait ce pacte avec moi-même pour tout donner et ne pas souffrir du manque de temps, de sommeil, de vacances, de farniente, bref de tout ce qui semble agréable. 

Eh oui, je n’ai qu’une idée en tête : comment accélérer en prenant les bons virages dans une économie qui marche à toute vitesse et, en même temps, peut se mouler dans un temps atrocement long.

Avancer, avancer, avancer : tel est l’objet de mon obsession. 

Sur cette autoroute, je n’ai pas imaginé la solitude métallique auquel un entrepreneur peut être confronté. Il y a les amis inaliénables et les autres ; ceux qui vous veulent du bien, mais de loin ; ceux qui ne prennent pas de nouvelles car désormais vous êtes cataloguée martienne sur une autre planète ; ceux qui ne vous veulent pas de mal, mais pas trop de bien non plus et ceux qui, au fond d’eux-mêmes, n’espèrent pas vous voir réussir. 

Ce tabou de la réussite est au cœur de de la solitude. Ne pas réussir trop vite, ni trop grand… certains pourraient avoir le tournis à votre place. 

Donc il faut accepter d’être seule ; même les salariés ne portent pas le fardeau à votre place ; peu importe ce que vous sacrifier à leur profit, c’est votre fardeau. 

Donc il faut être en acier pour faire face à tout : au rythme d’un train à grande vitesse, à la coordination de l’ensemble, la gestion des partenaires, le pilotage des projets avec les clients ; il faut gérer cet ensemble, sans jamais sacrifier à l’ambition originelle et votre mental est le gardien du rêve. 

Les difficultés, les incertitudes viennent vous mettre à l’épreuve régulièrement pour vérifier la férocité de votre ambition. Les choses sont parfois simples ou complexes ; volatiles ou bien ancrées dans les habitudes ; incertaines ou certaines ; agiles ou pas. Bref, il faut composer avec ce monde VUCA et son lot d’invariants positifs ou négatifs. 

Il faut rester focus comme on dit et continuer de rêver, encore et encore, même quand la mer s’agite et annonce une tempête ; il faut alors fermer les yeux et les garder bien ouverts ; il faut éviter de se laisser distraire par les bruits, les mauvais bruits, tout en restant attentif aux signaux faibles. Il faut entraîner son flair animal, son agilité instinctive ; bref, il faut se réincarner en félin et surtout sentir que votre main ne tremble pas car vous savez qu’en dépit des apparences, vous vous faites confiance. Et, la confiance est clef car certains matins votre reflet dans le miroir sera une image menaçante : le visage cerné, les traits tirés et le corps hurlant sa fatigue et sa douleur d’être maltraité et utilisé jusqu’au déraisonnable ; ça tire, ça tangue, mais toujours, la main ne tremble pas ; et là, assurément, vient un sourire de fierté car la force gît en nous.    

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La plupart des hommes préfèreraient mourir plutôt que de penser. Beaucoup le font.

Bertrand Russel