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Communication - Gestion de crise - Emotions

Communication

Le temps des crises

Publications — il y a 1 année

Temps de lecture: 3 minutes

Une émotion n’est jamais seule, elle raconte souvent une histoire qui jette une lumière crue, mais complexe sur un état de crise.

1

Faits

"Les faits sont têtus" : expression consacrée qui nous rappelle à l’envie la réalité de notre impuissance face aux faits, car au bout du compte, quelque soit l’histoire que nous avons envie de raconter, de nous raconter, il y a la réalité des faits qui peut par ailleurs cacher des vérités. Il y a déjà deux vérités susceptibles de s’entrechoquer : celle du cœur et de la tête. Elles se moulent parfois dans la même identité, mais pas toujours. 

Au commencement, il y a une ambition d’accomplir quelque chose, d’être l’image que nous souhaitons, d’être suffisamment digne de nous-mêmes. Il y a donc cette ambition qui conduit chacun d’entre nous, vers des chemins plus ou moins droits que l’impatience peut venir chahuter de temps à autre ou même souvent pour accélérer ce qui pourrait être un fragment de destinée. 

Cette précipitation à faire plutôt que de penser provoque parfois certaines erreurs que l’ego peut venir amplifier. Et, quand l’ego prédomine, ça dégénère car c’est l’apanage des tabous, des totems ; c’est la célébration du blocage postural qui conduit inévitablement vers des tensions, sinon une crise. 

2

Émotions & Sentiments

Justement, la crise est aux confins de sentiments rentrés qui à un "instant t" cristallisent une émotion à vif qui vient déstabiliser la tranquillité des uns et des autres. 

C’est une blessure ouverte, une erreur d’interprétation, une vulnérabilité à fleur de peau. Ce sont des êtres qui se côtoient mais ne se regardent pas, qui se font face mais ne s’écoutent pas. Ce sont des êtres qui se défient à l’aune de leurs forces et se livrent un combat presque physique, mais surtout moral ; c’est raison contre raison et souvent parole contre parole. 

C’est régulièrement l’émanation d’une peur ou d’un mépris, le désir de dominer l’autre. C’est le ring du rapport de force, du jeu politique, jusqu’à ce qu’une vérité l’emporte. 

Et quand les esprits se cabrent, il faut prendre de la distance pour mettre les choses en perspective et amener chacun, tout le monde, à faire un pas de côté pour épouser la sensibilité de l’autre. 

3

Brutalité

Comprendre l’autre pour essayer de s’apaiser avant que tout ne dégénère, au point de devenir grave. 

Aujourd’hui, à l’ère du click tout peut devenir tragique. Tout peut s’installer dans la lumière, à la faveur d’un click, d’une parole indiscrète, d’un média en mal de Une et/ou d’audience. L’instantanéité de notre quotidien devient un défi à l’éthique de la parole et de la rumeur.

Les désaccords s’effeuillent et s’enflamment parfois au-delà de toutes les attentes, mais alors, trop tard !

4

Crise

Trop tard car l’éclosion d’une crise est la manifestation d’un sentiment d’irrespect. C’est une histoire de bornes des limites, de frontières dépassées voire outrepassées. C’est l’expression d’une patience mise à rude épreuve, d’un pari sur l’avenir, sur les forces et les faiblesses des uns et des autres et les menaces ou les opportunités que cela représente.

C’est espérer juguler la crise selon ses intérêts quand les esprits sont en état de surchauffe. C’est l’espoir que désarçonnée, la partie faible supposée, cédera du terrain. Alors, comment éviter cette histoire de face perdue ? Car c’est là que l’ego peut à nouveau s’inviter autour de la table pour aggraver les choses. C’est dans ces moments que les démons invisibles se conduisent avec boulimie dans la répartition du butin. L’ego ordonne de montrer sa victoire et, dans cette inclination, saccage l'esprit de concorde. 

5

Tempérance 

C’est précisément à ce moment-là que les adultes autour de la table doivent repenser la vérité des faits, les mettre en perspective et évaluer les enjeux à court, moyen et long terme pour éviter les émotions carcérales qui gangrènent le dialogue et in fine l’empêche. 

C’est à ce moment-là que chacun doit abandonner le cirque de la posture pour tomber le masque et accepter les évidences, verbaliser les mensonges, acter les concours de pouvoir, s’excuser même pour négocier un compromis ; un arbitrage raisonnable entre adultes conscients que ces histoires de crise ne sont qu’humanité. C’est le reflet de nos histoires de vie, de nos scénarios de vie, de nos ambitions, de nos déceptions, de nos vulnérabilités ; c’est le choc des histoires mutuelles qui se parlent dans un premier temps avec fracas, au lieu de s’écouter posément et aimablement pour se raconter. 

Et, ce réflexe confirme indéniablement le fait que les êtres humains sont des animaux comme les autres. Le reconnaître, c’est gagner du temps pour les prochaines crises. 

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