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Management

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La chute

Publications — il y a 1 année

Temps de lecture: 2 minutes

La chute, jusqu’où la chute ? Jusqu’à l’atterrissage ou juste avant, à l’in extremis ?

La question de la chute est une question sensible pour les entrepreneurs, les dirigeants, les décideurs. 

Jusqu’où se laisser tomber ? 

3 indices pour tomber dans ce piège du vide : la cécité, le repli et les mauvais calculs. 

1

Cécité 

L’évidence mortelle est la cécité : manquer de vision, ne pas voir, rater le coche… 

Il est si facile de plonger dans le tourbillon de la vie du cycle sinon du cirque des décisions ; il est si aisé de s’aveugler ou d’être aveuglé par le tempo du court-terme érigé en dictature par les actionnaires, le cours de bourse, la banque, les échéances règlementaires ou non. 

Se confronter au quotidien est une activité normale, mais il faut savoir négocier avec le temps pour savoir rester à bonne distance et capturer ainsi une vision d’ensemble, la vision d’ensemble qui préside aux bonnes décisions. 

Comment bien décider, quand la vue est défaillante ? Comment bien décider, quand les interprétations sont faites de raccourcis ? Comment bien décider, quand la pression remplace le dialogue et terrorise la quiétude qui fonde un travail de qualité ? A fortiori quand l’engagement demandé, sollicité, souhaité est hors-norme ? 

2

Repli 

Se barricader pour éviter de voir l’inévitable ; se mettre la tête dans le sable pour se persuader que la route n’est pas pavée d’épines. 

Se cacher des problèmes, comme s’ils allaient disparaitre, s’évaporer d’un coup de baguette magique. Beaucoup font cela : ils évitent le crash en préparation ; ils voient la catastrophe poindre sur eux, mais font mine d’avoir la bonne parade pour l’éviter, se faufiler entre les coups du sort, des mauvaises décisions, d’une mauvaise gouvernance. 

Chasser les nuages, l’éléphant dans la pièce, les pensées qui piquent et qui obligent à regarder la réalité en face. 

Dur dur, d’être courageux ; dur, dur de trancher. Dur d’assumer quand les nuages choisissent de se convertir au gris pour un contrat à durée indéterminée. La durée précisément… comment tenir ? Aujourd’hui, demain et privilégier l’anticipation créative plutôt que le statu quo sinon le repli ? 

Comment choisir la complexité plutôt que la facilité du jour, au bénéfice d’un avenir durable et peut-être même désirable ? Comment risquer sans tomber ? Comment tenir debout malgré les vents contraires ? Commet défier le repli ? 

3

Mauvais calculs 

La liste est longue.

Renoncer, transiger, choisir la faiblesse, parfois la médiocrité, l’absence d‘effort pour ne pas avoir à engager pour gouverner durablement. 

L’arbitrage est un art ; celui de la finesse des décisions qui organisent le succès ou la défaite. 

Décider est un art qui doit s’alléger des peurs, des biais, des pactes avec le diable pour se donner une chance de vie pour certains, de survie pour d’autres ? 

Dans la communauté des entrepreneurs se pose une question, la fameuse question : "Faut-il mourir vite ou être malade longtemps ?" Cette histoire d’agonie donne à réfléchir. Elle est une injonction à rester calme face au danger, mais en gardant les yeux ouverts et le cerveau sur la brèche pour penser l’exceptionnel. Il faut savoir dépenser son argent pour s’acheter un avenir et en même temps, s’acheter du temps. 

Il faut casser le code de cette équation compliquée qui consiste à mettre son entreprise à l’abri, tout en la dirigeant avec panache pour piloter la croissance plutôt que la vie. Vivre sans croissance ? Croître sans vie ? Mauvais choix. Il faut assurément partir à la conquête des deux : un souffle de vie pour un vent de croissance… et renoncer à la chute quand cela relève encore du choix et se dire que définitivement les mauvais calculs conduisent tout droit vers les cactus. 

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Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. Aussi l’excellence n’est-elle pas un acte mais une habitude.

Aristote